PTC Creo V5 : conception générative et IA

Avec son logiciel de modélisation Creo, PTC a été l’un des premiers éditeurs à intégrer des fonctionnalités liées à la conception des pièces destinées à être produites en fabrication additive. Revue de détail…

Dès la version 4 de Creo, PTC introduisait des aides à la conception de pièces imprimées en 3D. Les concepteurs pouvaient notamment intégrer des structures lattice (treillis) dans leur pièce, et exécuter par la suite des simulations pour évaluer leur résistance mécanique ou thermique. Creo V4 intègre des bibliothèques de treillis, 2, 2.5 et 3D, totalement paramétrables (densité, suppression de branches, mise en place de trous pour évacuer les surplus de poudre, etc.).

Phase suivante, simuler la résistance de cette pièce dans l’environnement FEA de PTC. « On peut procéder soit avec la géométrie exacte pour des pièces peu complexes, soit en mode idéalisation, avec un maillage spécifique au structure lattice (type P) accélérant les calculs tout en ayant un résultat précis » explique Thierry Simon, Technical Sales manager PTC France.

PTC_Creo
Pièce imprimée en 3D avec structure lattices 2D créée sous Créo.

Dans ce cadre, le workflow d’ingénierie est itératif : le concepteur crée sa pièce, y insère des structures lattice paramétrées selon son intuition. Il lance un calcul aux éléments finis de cette forme pour évaluer sa résistance et la modifie selon ces résultats. Il peut ensuite relancer une nouvelle simulation pour valider son travail. Notons qu’un module de Creo V4 baptisé BMX permet d’optimiser la géométrie treillis en fonction de paramètres et d’objectifs précis.

Impression 3D : un workflow complet

La V5 de Creo va plus loin pour fournir un environnement complet à l’utilisateur : design, optimisation, validation, puis impression 3D et contrôle. Elle intègre notamment un moteur d’optimisation topologique (issu de VR&D un partenaire d’Ansys). PTC a également intégré les technologies développées par l’éditeur Matérialise pour la préparation des pièces à leur impression 3D (orientation, proposition de supports…) et la connexion directe avec la plupart des machines du marché. Par ailleurs, le logiciel a progressé sur les structures lattice : en fonction de la machine d’impression 3D, Creo propose une imbrication optimale. Elle sera stockée et potentiellement réutilisée ultérieurement.

« Avec cette mise à jour de Creo, nous offrons davantage d’automatismes pour l’impression 3D. Et surtout, vous bénéficiez de fonctions semi-automatiques pour la reconstruction des surfaces. Là où vous passiez des heures à lisser les surfaces, Creo V5 ne prend que quelques secondes pour afficher un modèle Brep avec des surfaces en continuité de courbure. Evidemment, il vous faudra intervenir pour enlever les arêtes vives ou réinterpréter certaines zones, mais le temps de gagner est énorme » rajoute Thierry Simon.

Impression 3D
La même pièce avec un treillis 3D.

Enfin, signalons que PTC vient de racheter la société Frustum qui édite une solution de conception générative utilisant l’intelligence artificielle et la puissance de calcul de type HPC déportée sur le cloud. Une solution, qui combinée avec la technologie Ansys Discovery Live, permettra de créer de multiples formes de pièces, optimisées et sans exiger d’effort de reconstruction des surface après optimisation topologique.